LES ROUTES VAROISES EN LIBERTÉ
La passion de la moto, tout simplement.
Dernière mise à jour du site 31 juillet 2026
CARNET DE VOYAGE
23 000 km - 70 Jours
24 juillet - 2 octobre 2026
ÉTAPE 13
Thayne - La Grande
838 km
08:13:00 de route.
QUAND JUSTE L'IMPRÉVU EST CERTAIN.
L'étape du jour devait initialement nous conduire jusqu'à la ville de Salmon, dans l'État de Washington. Mais parfois, sur un road-trip, c'est la nature qui redise les cartes.
Depuis plusieurs jours, l'État de Washington fait face à une vague d'incendies d'une ampleur exceptionnelle. L'état d'urgence y a été décrété et notre itinéraire nous aurait amenés à traverser la région de Spokane, durement touchée par les flammes. Plus de 60 000 habitants ont été évacués, des centaines de bâtiments ont été détruits et les images diffusées sur les chaînes américaines donnent la mesure de la catastrophe.
Face à cette situation, il n'y avait pas matière à hésiter. Nous avons revu notre feuille de route et mis le cap un peu plus au sud. C'est finalement à La Grande, dans l'Oregon, au sud-est de Portland, que nous poserons nos valises ce soir.
Au fil de la journée, une nouvelle information est venue confirmer que la prudence était de mise. Portland est désormais enveloppée par les fumées des incendies, entraînant une dégradation sensible de la qualité de l'air. Pour l'instant, aucune alerte sanitaire particulière n'est en vigueur, mais nous déciderons de la suite de notre parcours demain matin en fonction de l'évolution de la situation.
Fort heureusement, nous ne naviguons pas à vue. Grâce à notre inscription sur le dispositif Ariane du Ministère français de l'Europe et des Affaires étrangères, nous recevons régulièrement les informations et recommandations officielles. Un soutien précieux lorsque l'aventure prend, malgré elle, un parfum d'imprévu.
Depuis plusieurs jours, l'État de Washington fait face à une vague d'incendies d'une ampleur exceptionnelle. L'état d'urgence y a été décrété et notre itinéraire nous aurait amenés à traverser la région de Spokane, durement touchée par les flammes. Plus de 60 000 habitants ont été évacués, des centaines de bâtiments ont été détruits et les images diffusées sur les chaînes américaines donnent la mesure de la catastrophe.
Face à cette situation, il n'y avait pas matière à hésiter. Nous avons revu notre feuille de route et mis le cap un peu plus au sud. C'est finalement à La Grande, dans l'Oregon, au sud-est de Portland, que nous poserons nos valises ce soir.
Au fil de la journée, une nouvelle information est venue confirmer que la prudence était de mise. Portland est désormais enveloppée par les fumées des incendies, entraînant une dégradation sensible de la qualité de l'air. Pour l'instant, aucune alerte sanitaire particulière n'est en vigueur, mais nous déciderons de la suite de notre parcours demain matin en fonction de l'évolution de la situation.
Fort heureusement, nous ne naviguons pas à vue. Grâce à notre inscription sur le dispositif Ariane du Ministère français de l'Europe et des Affaires étrangères, nous recevons régulièrement les informations et recommandations officielles. Un soutien précieux lorsque l'aventure prend, malgré elle, un parfum d'imprévu.
HUIT CENTS KILOMETRES DE BITUME, ET UNE SEULE CERTITUDE : DANS UN ROAD-TRIP, L'IMPRÉVU FAIT PARTIE DU VOYAGE.
Au programme du jour, une nouvelle étape de liaison avec près de 840 kilomètres à parcourir pour rejoindre La Grande, dans l'Oregon. Une journée moins touristique, certes, mais indispensable dans un road-trip de cette envergure.
Les quelque 150 premiers kilomètres nous ont offert le plaisir de quitter les grands axes pour serpenter sur de petites routes où l'Amérique dévoile un autre visage. Au détour des vallées sont apparus d'immenses complexes industriels miniers, de véritables villes dans la ville, qui rappellent la puissance économique de cette région et l'importance de ses ressources naturelles.
Puis est venu le moment de retrouver le ruban d'asphalte des grandes Interstates, en empruntant les US 15 puis US 89. Des kilomètres qui défilent à un rythme soutenu, avec une seule priorité : contourner les zones touchées par les incendies et poursuivre notre progression en toute sécurité.
Avec le recul, ce choix d'itinéraire s'est révélé judicieux. La journée s'est déroulée sans le moindre contretemps. Seule la traversée de Boise nous a confrontés à une circulation particulièrement dense, mais jamais totalement bloquée. De quoi poursuivre sereinement notre route jusqu'à notre étape du soir.
Tous les jours ne réservent pas des panoramas grandioses ou des sites emblématiques. Mais ces longues journées de liaison font aussi partie du voyage. Elles permettent de mesurer l'immensité du territoire américain, où les distances se comptent en centaines de kilomètres et où chaque étape nous rapproche un peu plus de la prochaine découverte.
Les quelque 150 premiers kilomètres nous ont offert le plaisir de quitter les grands axes pour serpenter sur de petites routes où l'Amérique dévoile un autre visage. Au détour des vallées sont apparus d'immenses complexes industriels miniers, de véritables villes dans la ville, qui rappellent la puissance économique de cette région et l'importance de ses ressources naturelles.
Puis est venu le moment de retrouver le ruban d'asphalte des grandes Interstates, en empruntant les US 15 puis US 89. Des kilomètres qui défilent à un rythme soutenu, avec une seule priorité : contourner les zones touchées par les incendies et poursuivre notre progression en toute sécurité.
Avec le recul, ce choix d'itinéraire s'est révélé judicieux. La journée s'est déroulée sans le moindre contretemps. Seule la traversée de Boise nous a confrontés à une circulation particulièrement dense, mais jamais totalement bloquée. De quoi poursuivre sereinement notre route jusqu'à notre étape du soir.
Tous les jours ne réservent pas des panoramas grandioses ou des sites emblématiques. Mais ces longues journées de liaison font aussi partie du voyage. Elles permettent de mesurer l'immensité du territoire américain, où les distances se comptent en centaines de kilomètres et où chaque étape nous rapproche un peu plus de la prochaine découverte.
Le décor n'a pas changé au réveil. Après une nuit dans notre chalet de trappeur, c'est dans une ambiance aussi chaleureuse que dépaysante que nous prenons le petit déjeuner. Ici, les premiers visiteurs ne sont pas les voisins de chambre, mais les habitants de la forêt qui viennent, en curieux, nous souhaiter le bonjour. Un réveil comme seule l'Amérique sait en offrir.
Le petit déjeuner est désormais derrière nous, mais un autre fidèle compagnon de voyage réclame lui aussi son ravitaillement. Il est temps de faire le plein de notre monture avant d'avaler une nouvelle journée de kilomètres.
Quel meilleur endroit qu'une station Phillips 66 ? Un arrêt presque symbolique, à l'heure où l'on célèbre le centenaire de la légendaire Mother-Road, en cette année marquant également le 250ᵉ anniversaire des États-Unis. De quoi donner une saveur toute particulière à un simple passage à la pompe.
Quel meilleur endroit qu'une station Phillips 66 ? Un arrêt presque symbolique, à l'heure où l'on célèbre le centenaire de la légendaire Mother-Road, en cette année marquant également le 250ᵉ anniversaire des États-Unis. De quoi donner une saveur toute particulière à un simple passage à la pompe.
Le départ s'effectue une nouvelle fois par les routes secondaires, loin de l'agitation des grands axes. Ici, le trafic est quasiment inexistant, offrant ce sentiment de liberté qui fait tout le charme du voyage. Les paysages défilent sans jamais lasser, tandis que les premiers ranchs apparaissent au détour des vallons, arborant avec fierté leurs imposants portails, véritables cartes de visite de ces immenses propriétés américaines.
Au fil de la route, d'imposants complexes industriels viennent ponctuer le paysage. Véritables poumons économiques de l'État, ils offrent un contraste saisissant avec les vastes étendues naturelles qui les entourent et illustrent une autre facette de l'Amérique, celle d'un territoire où l'industrie et les grands espaces cohabitent en permanence.
Cette photo raconte à elle seule une partie de l'Amérique que l'on ne s'attend pas forcément à découvrir.
Il suffit parfois d'une route, d'une Corvette jaune filant vers l'horizon et d'un gigantesque silo surgissant au bout de l'asphalte pour résumer l'Amérique. Celle des grands espaces, des interminables lignes droites, de l'agriculture à l'échelle démesurée et de cette sensation unique de liberté qui accompagne chaque kilomètre de notre road-trip. Une image simple, mais qui raconte à elle seule l'immensité de ce pays.
Et puis, au détour de la route, apparaissent les premières exploitations d'élevage. Ici, pas de petites parcelles : les dimensions sont à l'image du pays. Des centaines de têtes de bétail occupent les immenses plaines ou évoluent au cœur de ranchs aux proportions XXL. Une nouvelle facette de l'Amérique rurale se dévoile, celle des grands espaces où l'élevage se conjugue avec l'immensité des territoires.
Le soleil plonge doucement derrière l’horizon de La Grande, mais son éclat peine à traverser le voile de fumée qui gagne le ciel en provenance du nord de l’État. Là-bas, les incendies continuent de progresser : certains ne sont toujours pas fixés, encore moins maîtrisés, et leur extinction complète n’est certainement pas à l’ordre du jour dans les prochaines heures.
Face à cette situation, la prudence reste notre meilleure alliée. Demain sera un nouveau jour, avec son lot d’informations et de décisions à prendre. Nous aviserons alors de l’itinéraire à choisir, car sur les routes américaines, l’aventure se construit aussi avec les imprévus que la nature place parfois sur notre chemin.















