LES ROUTES VAROISES EN LIBERTÉ
La passion de la moto, tout simplement.
Dernière mise à jour du site 24 juin 2026
LES GORGES DE CIANS ET DU DALUIS
Lundi 8 au mercredi 10 juin 2026
Premier week-end de 3 jours... en pleine semaine !
Cette première édition des Routes Varoises En Liberté s'est déroulée du mardi 8 au jeudi 10 juin 2026.
Pour inaugurer ce nouveau format, le groupe a pris la direction de la région de Castellane afin de découvrir les spectaculaires Gorges de Cians et Gorges de Daluis, deux sites remarquables offrant des paysages grandioses et des routes particulièrement appréciées des motards, sans oublier les 6 cols dont celui de la Bonette qui culmine à 2800m et qui nous aura gratifié d'un 12°c au sommet !
Le camp de base avait été établi à près de 1 000 mètres d'altitude, dans un cadre naturel propice à la convivialité et au dépaysement. Les participants étaient hébergés en mobil-homes partagés, favorisant les échanges et la bonne humeur tout au long du séjour.
Entre virages, panoramas exceptionnels, moments de partage et de franche rigolade, cette première expérience a été une véritable réussite. Tous les participants sont revenus enchantés par cette escapade, confirmant tout l'intérêt de ce concept de « week-end en semaine ».
Une belle aventure qui en appelle déjà d'autres, dès la semaine prochaine !
Cette première édition des Routes Varoises En Liberté s'est déroulée du mardi 8 au jeudi 10 juin 2026.
Pour inaugurer ce nouveau format, le groupe a pris la direction de la région de Castellane afin de découvrir les spectaculaires Gorges de Cians et Gorges de Daluis, deux sites remarquables offrant des paysages grandioses et des routes particulièrement appréciées des motards, sans oublier les 6 cols dont celui de la Bonette qui culmine à 2800m et qui nous aura gratifié d'un 12°c au sommet !
Le camp de base avait été établi à près de 1 000 mètres d'altitude, dans un cadre naturel propice à la convivialité et au dépaysement. Les participants étaient hébergés en mobil-homes partagés, favorisant les échanges et la bonne humeur tout au long du séjour.
Entre virages, panoramas exceptionnels, moments de partage et de franche rigolade, cette première expérience a été une véritable réussite. Tous les participants sont revenus enchantés par cette escapade, confirmant tout l'intérêt de ce concept de « week-end en semaine ».
Une belle aventure qui en appelle déjà d'autres, dès la semaine prochaine !
Lundi 8 juin 2026 - Jour du départ.
Une fois le groupe au complet, nous longeons les rives du Lac de Carcès et poursuivons tranquillement notre route vers le point de ralliement. Les motos ronronnent paisiblement tandis que les paysages varois défilent au rythme des kilomètres.
La météo est idéale : l'air est doux, le ciel d'un bleu éclatant et aucun nuage ne vient troubler l'horizon. Toutes les conditions sont réunies pour profiter pleinement de cette première journée de voyage, avec cette sensation de liberté qui accompagne toujours les plus belles escapades à moto.
La météo est idéale : l'air est doux, le ciel d'un bleu éclatant et aucun nuage ne vient troubler l'horizon. Toutes les conditions sont réunies pour profiter pleinement de cette première journée de voyage, avec cette sensation de liberté qui accompagne toujours les plus belles escapades à moto.
Après une halte à Aups pour savourer un café dans ce bistrot où nous commençons à avoir nos habitudes, nous reprenons la route en direction du Verdon. Une route toujours aussi magnifique, faite de courbes harmonieuses et de paysages qui invitent à la contemplation.
Au détour d'un virage, le lac se dévoile dans toute sa splendeur. Sous le soleil généreux de ce presque début d'été, ses eaux arborent un vert émeraude éclatant, presque irréel. Un véritable joyau posé au cœur des falaises calcaires. Chaque regard porté sur cette étendue lumineuse rappelle pourquoi le Verdon exerce une telle fascination sur les voyageurs. Même pour ceux qui connaissent les lieux, le spectacle demeure intact, comme si la nature avait décidé, une fois encore, de sortir ses plus belles couleurs pour accompagner notre périple.
Au détour d'un virage, le lac se dévoile dans toute sa splendeur. Sous le soleil généreux de ce presque début d'été, ses eaux arborent un vert émeraude éclatant, presque irréel. Un véritable joyau posé au cœur des falaises calcaires. Chaque regard porté sur cette étendue lumineuse rappelle pourquoi le Verdon exerce une telle fascination sur les voyageurs. Même pour ceux qui connaissent les lieux, le spectacle demeure intact, comme si la nature avait décidé, une fois encore, de sortir ses plus belles couleurs pour accompagner notre périple.
Loin des grands axes touristiques et de leur incessant ballet de visiteurs, nous préférons nous aventurer sur ces routes discrètes que seuls les habitués semblent connaître. Des chemins plus confidentiels, parfois étroits, rarement parfaits, souvent sinueux, mais infiniment plus authentiques.
Ici, pas de longues lignes droites ni de revêtement impeccable. La chaussée épouse le relief, serpente entre les collines et traverse des paysages préservés où chaque virage réserve une nouvelle surprise. C'est une autre façon de voyager, plus proche du territoire, plus proche de ses habitants, plus proche de son âme.
Pour les motards que nous sommes, c'est un véritable festin des sens. Les yeux se régalent des panoramas changeants, des champs baignés de lumière et des forêts qui s'étendent à perte de vue. Le nez n'est pas en reste : les senteurs de pin, de thym, de romarin et de garrigue s'invitent sous les casques, composant un parfum typiquement provençal qui accompagne chacun de nos kilomètres.
Ces routes-là ne cherchent pas à impressionner. Elles se contentent d'être vraies. Et c'est précisément ce qui les rend si belles.
Puis vient l'heure du pique-nique. Un de ces moments que l'on ne programme pas vraiment, mais qui restent gravés dans les souvenirs bien plus longtemps que bien des kilomètres parcourus.
Là, au milieu de nulle part, nous sommes seuls au monde. Pour seuls témoins de notre halte : la garrigue parfumée, un soleil généreux et un ciel d'un bleu éclatant qui semble s'étendre jusqu'à l'infini. Le silence n'est troublé que par le chant des cigales et le souffle léger du vent dans les arbustes.
C'est un bonheur simple, sans artifice, mais d'une valeur inestimable. Un moment suspendu où le temps ralentit enfin, où chacun profite de l'instant présent, partageant quelques victuailles, quelques anecdotes et beaucoup de bonne humeur.
Là, au milieu de nulle part, nous sommes seuls au monde. Pour seuls témoins de notre halte : la garrigue parfumée, un soleil généreux et un ciel d'un bleu éclatant qui semble s'étendre jusqu'à l'infini. Le silence n'est troublé que par le chant des cigales et le souffle léger du vent dans les arbustes.
C'est un bonheur simple, sans artifice, mais d'une valeur inestimable. Un moment suspendu où le temps ralentit enfin, où chacun profite de l'instant présent, partageant quelques victuailles, quelques anecdotes et beaucoup de bonne humeur.
Durant cette parenthèse de sérénité, une seule âme mécanique a osé s'aventurer jusqu'à nous : la voiture de La Poste, surgissant presque comme une apparition sur cette route oubliée. Le facteur poursuivait sa tournée tandis que nous savourions la nôtre, chacun voyageant à sa manière sur les chemins de Provence.
Une pause paisible et chaleureuse, comme seuls les voyages hors des sentiers battus savent en offrir.
Une pause paisible et chaleureuse, comme seuls les voyages hors des sentiers battus savent en offrir.
Ce contraste est saisissant. Le minéral domine, massif, brut, éternel. Et tout en bas, cette ligne mouvante rappelle que la vie continue de tracer son chemin, même réduite à l’essentiel.
Le silence ici a une texture particulière. Il n’est pas vide, il est plein de reliefs, de vent, d’aigles invisibles et de roches chauffées par le soleil. Un endroit où l’on comprend pourquoi certains restent longtemps sans parler, simplement à regarder.
Le Point Sublime ne se visite pas vraiment. Il se vit, comme une respiration suspendue au-dessus du monde.
Le silence ici a une texture particulière. Il n’est pas vide, il est plein de reliefs, de vent, d’aigles invisibles et de roches chauffées par le soleil. Un endroit où l’on comprend pourquoi certains restent longtemps sans parler, simplement à regarder.
Le Point Sublime ne se visite pas vraiment. Il se vit, comme une respiration suspendue au-dessus du monde.
Oui… le Point Sublime, c’est de ces lieux qui portent leur nom sans tricher. Un promontoire posé comme une vigie au-dessus des Gorges du Verdon, là où la roche semble vouloir toucher le ciel et où le regard perd toute notion d’échelle.
On y arrive comme on entre dans une cathédrale naturelle. Et soudain, le paysage s’ouvre à 360°. Les falaises calcaires, sculptées par des millénaires de patience, s’étirent dans toutes les directions. En contrebas, le Verdon apparaît presque irréel : non plus le fleuve turquoise et impétueux que l’on imagine, mais une veine d’eau plus fine, presque discrète, comme un torrent assagi par la chaleur et la sécheresse.
On y arrive comme on entre dans une cathédrale naturelle. Et soudain, le paysage s’ouvre à 360°. Les falaises calcaires, sculptées par des millénaires de patience, s’étirent dans toutes les directions. En contrebas, le Verdon apparaît presque irréel : non plus le fleuve turquoise et impétueux que l’on imagine, mais une veine d’eau plus fine, presque discrète, comme un torrent assagi par la chaleur et la sécheresse.
Avant de reprendre la route, le voyage nous offre encore un cadeau discret mais précieux : une pause fraîcheur à l’ombre d’un tilleul majestueux.
Sous son feuillage dense, la lumière se tamise, adoucie comme filtrée à travers un voile vert. L’air y est plus léger, presque sucré. Et pour cause… l’arbre est littéralement vivant d’activité : un nuage d’abeilles l’enveloppe, affairées avec une concentration presque solennelle à butiner les centaines de fleurs dorées.
Le bourdonnement forme une sorte de musique naturelle, continue, vibrante, qui remplace le silence des gorges par une autre forme de présence. Ici, tout travaille, tout s’orchestre dans une harmonie invisible.
On s’assoit, on respire, on laisse la chaleur retomber doucement. Le tilleul devient refuge, halte apaisante entre deux mondes : celui du minéral écrasant des falaises et celui du ruban de route qui nous attend déjà plus bas.
Et dans ce moment suspendu, entre parfum de fleurs, lumière filtrée et danse des abeilles, on se dit que parfois, les plus belles étapes ne sont pas celles qu’on roule… mais celles où l’on s’arrête.
Sous son feuillage dense, la lumière se tamise, adoucie comme filtrée à travers un voile vert. L’air y est plus léger, presque sucré. Et pour cause… l’arbre est littéralement vivant d’activité : un nuage d’abeilles l’enveloppe, affairées avec une concentration presque solennelle à butiner les centaines de fleurs dorées.
Le bourdonnement forme une sorte de musique naturelle, continue, vibrante, qui remplace le silence des gorges par une autre forme de présence. Ici, tout travaille, tout s’orchestre dans une harmonie invisible.
On s’assoit, on respire, on laisse la chaleur retomber doucement. Le tilleul devient refuge, halte apaisante entre deux mondes : celui du minéral écrasant des falaises et celui du ruban de route qui nous attend déjà plus bas.
Et dans ce moment suspendu, entre parfum de fleurs, lumière filtrée et danse des abeilles, on se dit que parfois, les plus belles étapes ne sont pas celles qu’on roule… mais celles où l’on s’arrête.
Un festival pour les yeux… et pour le nez
Dans les gorges du Verdon, les paysages sont sublimes et grandioses, mais la flore n'est pas en reste. Une multitude de fleurs sauvages éclabousse la garrigue de couleurs vives. Aux ocres des roches répondent les jaunes des genêts, les violets de la lavande et des thyms, les blancs délicats des cistes…
Mais le spectacle ne se limite pas aux yeux. À chaque virage, la chaleur du soleil libère les parfums de la garrigue : thym, romarin, sarriette, lavande. Les senteurs explosent dans l'air et accompagnent le voyage comme une signature provençale.
Le Verdon offre ainsi bien plus qu'un décor grandiose : c'est une immersion complète où couleurs, lumière et fragrances se mêlent pour créer une expérience inoubliable.
Dans les gorges du Verdon, les paysages sont sublimes et grandioses, mais la flore n'est pas en reste. Une multitude de fleurs sauvages éclabousse la garrigue de couleurs vives. Aux ocres des roches répondent les jaunes des genêts, les violets de la lavande et des thyms, les blancs délicats des cistes…
Mais le spectacle ne se limite pas aux yeux. À chaque virage, la chaleur du soleil libère les parfums de la garrigue : thym, romarin, sarriette, lavande. Les senteurs explosent dans l'air et accompagnent le voyage comme une signature provençale.
Le Verdon offre ainsi bien plus qu'un décor grandiose : c'est une immersion complète où couleurs, lumière et fragrances se mêlent pour créer une expérience inoubliable.
Après avoir laissé derrière nous les impressionnantes falaises du Verdon, la route dévoile progressivement l'un des joyaux de la région : le lac de Castillon. Blotti au cœur d'un écrin de montagnes et de forêts, il étire ses eaux turquoise sur près de huit kilomètres, offrant un contraste saisissant avec les paysages minéraux traversés jusque-là. Véritable porte d'entrée des lacs du Verdon, cette vaste étendue aux reflets changeants attire immanquablement le regard et invite à la contemplation.
Dans les années 1980-1990, un mouvement religieux new-age, souvent qualifié de secte, s’est installé sur un site perché dominant la vallée du Verdon et le secteur du lac de Castillon.
Le personnage central était Gilbert Bourdin, alias “le Mandarom”, dont une statue géante d’environ 33 mètres a été érigée.
Le lac de Castillon, né d’une décision technique autant que d’une vision d’aménagement, C'est l’un des grands ouvrages hydroélectriques d’EDF.
Le barrage de Castillon s’élève entre Castellane et Saint-André-les-Alpes, arc de béton tendu entre les parois rocheuses. Mis en service en 1948, il appartient à cette génération d’ouvrages bâtis dans l’après-guerre, lorsque l’énergie hydraulique devient un pilier de reconstruction et d’indépendance énergétique. Sa silhouette de barrage-voûte n’est pas qu’esthétique : elle est pensée pour transmettre la pression de l’eau vers les montagnes elles-mêmes, transformant la roche en alliée structurelle.
Après une magnifique journée de roulage à travers des paysages aussi variés que spectaculaires, la troupe atteint enfin le camping qui servira de camp de base pour les trois prochains jours. Fatigués mais ravis par cette première étape, les participants découvrent leur lieu de séjour avec enthousiasme.
Les formalités d'accueil sont rapidement réglées et chacun prend possession de son mobil-home dans une ambiance conviviale et détendue. À peine les bagages déposés, les motards troquent blousons et bottes contre maillots de bain et serviettes. Très vite, la piscine chauffée devient le point de ralliement du groupe, offrant à tous un moment de détente particulièrement apprécié après les kilomètres parcourus sous le soleil.
Les formalités d'accueil sont rapidement réglées et chacun prend possession de son mobil-home dans une ambiance conviviale et détendue. À peine les bagages déposés, les motards troquent blousons et bottes contre maillots de bain et serviettes. Très vite, la piscine chauffée devient le point de ralliement du groupe, offrant à tous un moment de détente particulièrement apprécié après les kilomètres parcourus sous le soleil.
Le moment où nous avons perdu Zaza.
L'heure de l'apéro approchant à grands pas, une inquiétude commence à se répandre dans le campement. Non, il ne s'agit ni de la météo, ni d'une panne de moto, ni même d'une pénurie de cacahuètes.
La situation est bien plus grave : les glaçons semblent avoir décidé de ne pas participer au voyage.
Après plusieurs enquêtes menées par les plus fins limiers du groupe, il apparaît que le stock de glace disponible est à peu près aussi abondant qu'une ligne droite sur une route de montagne.
Les boissons sont bien là, les verres aussi, les copains également... mais les glaçons brillent par leur absence.
Face à cette crise sans précédent, plusieurs solutions ont été envisagées : rouler jusqu'au sommet du col le plus proche pour ramener un peu de neige, plonger les bouteilles dans la piscine chauffée en espérant un miracle thermodynamique,
ou encore boire suffisamment vite pour que la température ne devienne plus un sujet de préoccupation.
Alors que la situation semblait désespérée et que le spectre d'un apéro tiède commençait à planer sur le campement, Patrick, sage parmi les sages et héros du quotidien, prit les choses en main.
Sans un mot, il enfourcha sa détermination et fonça vers le bar du camping.
Quelques minutes plus tard, tel un chevalier revenant de quête, il réapparut triomphalement, brandissant deux verres remplis de précieux glaçons.
Un soupir de soulagement parcourut aussitôt l'assemblée. L'honneur de l'apéro était sauf !
Un soupir de soulagement parcourut aussitôt l'assemblée. L'honneur de l'apéro était sauf !
Nous avons clairement frôlé l'incident apérosticole, un événement dont les conséquences auraient pu marquer durablement les mémoires.
Grâce à Patrick, la catastrophe a été évitée de justesse et les boissons ont pu retrouver la fraîcheur qu'elles méritaient. Une intervention rapide, efficace et qui mérite assurément sa place dans les annales du voyage !
Grâce à Patrick, la catastrophe a été évitée de justesse et les boissons ont pu retrouver la fraîcheur qu'elles méritaient. Une intervention rapide, efficace et qui mérite assurément sa place dans les annales du voyage !
Après tant d'émotions et cette crise apérosticole brillamment résolue, il est désormais temps de penser aux choses sérieuses : le dîner ! Les estomacs, jusque-là occupés à digérer les kilomètres avalés dans la journée, commencent à donner de la voix et réclament leur dû.
Une chose est certaine : après cette belle journée de route, chacun est prêt à faire honneur au repas. Et si l'ambiance reste aussi chaleureuse que l'apéro est frais, la soirée s'annonce aussi savoureuse que mémorable.









