LES ROUTES VAROISES EN LIBERTÉ
La passion de la moto, tout simplement.
Dernière mise à jour du site 24 juin 2026
LA FONTAINE PÉTRIFIANTE DE REOTIER
Mercredi 17 juin 2026 - La boucle des cols avec un passage en Italie.
Cette deuxième journée nous conduira sur une magnifique boucle à travers plusieurs cols alpins. Nous franchirons tout d'abord le col Agnel qui culmine à 2744m, qui nous fera basculer en Italie, avant de reprendre la route vers le col de la Madeleine à 1993 m qui, plus tard dans la journée, nous ramènera en France.
Après un petit-déjeuner en terrasse sous un soleil déjà digne d'un après-midi d'été, le groupe reprend la route dans une formation impeccable, sous l'œil expert de Zaza, chargé de capturer en photos et vidéos les meilleurs moments de cette aventure.
Alors que les sommets environnants arborent encore leur manteau blanc, témoins silencieux d'un hiver qui s'attarde en altitude, la vallée offre un tout autre spectacle. Ici, c'est le jaune qui règne en maître. Les prairies éclatent de lumière sous les fleurs printanières qui ondulent au gré du vent, dessinant de vastes nappes dorées au pied des montagnes enneigées.
Ce contraste saisissant accompagne notre progression. D'un côté, les cimes immaculées se découpent sur un ciel d'un bleu profond ; de l'autre, la vallée resplendit de couleurs chaudes et lumineuses. À chaque virage, le paysage semble hésiter entre deux saisons, comme si le printemps et l'hiver avaient décidé de partager ce territoire le temps d'une journée.
Dans cette harmonie de blancs et d'or, la route déroule son ruban d'asphalte et nous invite à poursuivre notre voyage au cœur d'un décor aussi majestueux qu'éphémère.
Ce contraste saisissant accompagne notre progression. D'un côté, les cimes immaculées se découpent sur un ciel d'un bleu profond ; de l'autre, la vallée resplendit de couleurs chaudes et lumineuses. À chaque virage, le paysage semble hésiter entre deux saisons, comme si le printemps et l'hiver avaient décidé de partager ce territoire le temps d'une journée.
Dans cette harmonie de blancs et d'or, la route déroule son ruban d'asphalte et nous invite à poursuivre notre voyage au cœur d'un décor aussi majestueux qu'éphémère.
Depuis plusieurs kilomètres, les regards se portent régulièrement vers les hauteurs. Entre les névés accrochés aux versants et les sommets encore blanchis par les dernières neiges, une même question flotte dans les esprits : les cols seront-ils bien ouverts ?
Puis, au détour d'un virage, apparaît enfin le panneau tant attendu. Quelques mots seulement, mais ils valent leur pesant d'or pour notre équipée. Tous les cols sont ouverts. Le doute s'évapore aussitôt, remplacé par un enthousiasme contagieux. Les sourires se dessinent sous les casques, les moteurs semblent ronronner avec encore plus d'entrain, et chacun mesure la promesse que renferme cette simple information.
Devant nous, la montagne ouvre grand ses portes. Les routes d'altitude, libérées de leur carcan hivernal, nous tendent les bras et invitent la compagnie à poursuivre son aventure sans entrave. Plus qu'un panneau, c'est un véritable laissez-passer vers les grands espaces, les panoramas vertigineux et les lacets qui nous attendent.
Forza la compagnia ! La route est libre, les cols sont ouverts, et l'aventure peut continuer.
Puis, au détour d'un virage, apparaît enfin le panneau tant attendu. Quelques mots seulement, mais ils valent leur pesant d'or pour notre équipée. Tous les cols sont ouverts. Le doute s'évapore aussitôt, remplacé par un enthousiasme contagieux. Les sourires se dessinent sous les casques, les moteurs semblent ronronner avec encore plus d'entrain, et chacun mesure la promesse que renferme cette simple information.
Devant nous, la montagne ouvre grand ses portes. Les routes d'altitude, libérées de leur carcan hivernal, nous tendent les bras et invitent la compagnie à poursuivre son aventure sans entrave. Plus qu'un panneau, c'est un véritable laissez-passer vers les grands espaces, les panoramas vertigineux et les lacets qui nous attendent.
Forza la compagnia ! La route est libre, les cols sont ouverts, et l'aventure peut continuer.
La route déroule paisiblement son ruban d'asphalte devant nous. Les virages s'enchaînent avec une facilité déconcertante, à un rythme de sénateur qui laisse tout le loisir d'apprécier le paysage. Tantôt baignés de soleil, tantôt plongés dans la fraîcheur de l'ombre des versants ou dans l'obscurité des tunels, nous avançons avec cette fluidité propre aux belles journées de montagne, lorsque tout semble parfaitement réglé.
Les kilomètres défilent sans histoire et la compagnie savoure l'instant. On pourrait presque croire que la montagne a décidé de nous dérouler le tapis rouge.
Et puis, comme l'aurait dit Audiard : « C'est débloqué... et là, vous nous bloquez ! »
Au détour d'un virage, la mécanique bien huilée de notre progression se grippe soudain. Un imprévu surgit à la sortie d'un tunel, un de ces couacs dont seules les routes de montagne ont le secret. Ici, la nature garde toujours le dernier mot. Un chantier, un éboulement, un troupeau en transhumance, un véhicule en difficulté... ou un déneigeuse face à face avec semi-remorque peu importe finalement la cause. Ce qui compte, c'est ce rappel discret mais ferme que, dans ces paysages grandioses, rien n'est jamais totalement acquis.
Les kilomètres défilent sans histoire et la compagnie savoure l'instant. On pourrait presque croire que la montagne a décidé de nous dérouler le tapis rouge.
Et puis, comme l'aurait dit Audiard : « C'est débloqué... et là, vous nous bloquez ! »
Au détour d'un virage, la mécanique bien huilée de notre progression se grippe soudain. Un imprévu surgit à la sortie d'un tunel, un de ces couacs dont seules les routes de montagne ont le secret. Ici, la nature garde toujours le dernier mot. Un chantier, un éboulement, un troupeau en transhumance, un véhicule en difficulté... ou un déneigeuse face à face avec semi-remorque peu importe finalement la cause. Ce qui compte, c'est ce rappel discret mais ferme que, dans ces paysages grandioses, rien n'est jamais totalement acquis.
Les moteurs se taisent, et chacun patiente avec la philosophie du voyageur. Après tout, en montagne, même les contretemps font partie du décor et finissent souvent par devenir de bons souvenirs.
Hier, je vous avais présenté Doudou, ce personnage déjà hautement suspect d’un point de vue logistique et émotionnel, capable de disparaître d’un sac et de réapparaître dans des situations improbables comme s’il avait signé un pacte avec la gravité.
Aujourd’hui, lors d’un arrêt parfaitement banal en apparence, tout a basculé dans une dimension que même les GPS refusent de cartographier correctement.
Je descends de la moto, regard aiguisé par la routine du voyage, quand soudain… vision. Ou hallucination collective, difficile à dire à ce stade. Là, sur la moto de Patrick, un élément familier, une silhouette molletonnée, un air vaguement coupable… Doudou.
Oui, Doudou. Lui-même. Installé comme s’il avait toujours été là, visiblement très à l’aise, probablement déjà en train de négocier son prochain itinéraire sans nous consulter.
Patrick, de son côté, affiche ce regard très particulier des motards qui n’ont rien vu, rien entendu, et surtout ne souhaitent répondre à aucune question susceptible d’ouvrir un dossier administratif.
Les témoins présents oscillent entre le fou rire, le doute existentiel et la tentation de vérifier si les casques ne produisent pas des effets secondaires imprévus en altitude.
Mais chut… l’enquête n’ira pas plus loin aujourd’hui.
Car chacun le sait : ce qui s’est passé à Réotier reste à Réotier. Et certaines histoires, pour préserver la paix des groupes et la dignité des peluches, n’ont pas vocation à être élucidées trop rapidement.
Aujourd’hui, lors d’un arrêt parfaitement banal en apparence, tout a basculé dans une dimension que même les GPS refusent de cartographier correctement.
Je descends de la moto, regard aiguisé par la routine du voyage, quand soudain… vision. Ou hallucination collective, difficile à dire à ce stade. Là, sur la moto de Patrick, un élément familier, une silhouette molletonnée, un air vaguement coupable… Doudou.
Oui, Doudou. Lui-même. Installé comme s’il avait toujours été là, visiblement très à l’aise, probablement déjà en train de négocier son prochain itinéraire sans nous consulter.
Patrick, de son côté, affiche ce regard très particulier des motards qui n’ont rien vu, rien entendu, et surtout ne souhaitent répondre à aucune question susceptible d’ouvrir un dossier administratif.
Les témoins présents oscillent entre le fou rire, le doute existentiel et la tentation de vérifier si les casques ne produisent pas des effets secondaires imprévus en altitude.
Mais chut… l’enquête n’ira pas plus loin aujourd’hui.
Car chacun le sait : ce qui s’est passé à Réotier reste à Réotier. Et certaines histoires, pour préserver la paix des groupes et la dignité des peluches, n’ont pas vocation à être élucidées trop rapidement.
La journée avance doucement, portée par le ronronnement régulier des moteurs et le ballet des paysages qui défilent. Les kilomètres s’étirent sans qu’on y prenne vraiment garde, comme avalés par la route elle-même. Les virages s’enchaînent avec une belle régularité, tantôt serrés et joueurs, tantôt ouverts sur de longues courbes qui invitent à relâcher un peu les épaules.
Dans ce décor changeant, les ascensions succèdent aux descentes dans un enchaînement presque musical. On grimpe vers des cols où l’air se fait plus vif, plus léger, avant de redescendre vers des vallées plus douces, où la chaleur revient envelopper les machines et les hommes. Chaque montée impose son rythme, chaque descente offre une respiration, et l’ensemble compose une sorte de danse continue avec la montagne.
Dans ce décor changeant, les ascensions succèdent aux descentes dans un enchaînement presque musical. On grimpe vers des cols où l’air se fait plus vif, plus léger, avant de redescendre vers des vallées plus douces, où la chaleur revient envelopper les machines et les hommes. Chaque montée impose son rythme, chaque descente offre une respiration, et l’ensemble compose une sorte de danse continue avec la montagne.
Et puis il y a ces tunnels, omniprésents en montagne, quand la roche a refusé de céder et que l’homme a choisi de la traverser plutôt que de la contourner. La route s’y engouffre soudain, comme aspirée par la pierre, et l’on passe du jour à la nuit en quelques secondes, le temps d’un souffle, d’un écho.
Les sons se transforment, les moteurs prennent une autre voix, plus grave, plus contenue, comme si la montagne imposait son propre silence. Puis, presque aussitôt, la lumière revient, brutale parfois, éclatante toujours, et la route réapparaît comme si rien ne s’était passé.
Un passage éclair entre deux mondes, où la roche rappelle qu’elle reste la véritable maîtresse des lieux, même quand l’asphalte tente de s’y faufiler.
Les sons se transforment, les moteurs prennent une autre voix, plus grave, plus contenue, comme si la montagne imposait son propre silence. Puis, presque aussitôt, la lumière revient, brutale parfois, éclatante toujours, et la route réapparaît comme si rien ne s’était passé.
Un passage éclair entre deux mondes, où la roche rappelle qu’elle reste la véritable maîtresse des lieux, même quand l’asphalte tente de s’y faufiler.
Dans la descente du col de la Madeleine, la montagne décide de nous réserver un ultime rebondissement. La route qui doit nous ramener vers la vallée est fermée pour cause de travaux. Après quelques renseignements pris auprès des équipes sur place, le verdict tombe : réouverture prévue à 17 h 30.
Un rapide coup d'œil à nos montres suffit à mesurer l'ampleur du défi. Il est à peine 16 h 30.
Pas d'autre choix que de composer avec le temps. Les moteurs se taisent, les casques tombent et chacun cherche un coin d'ombre, souvent du côté des camions dont les silhouettes deviennent soudain étonnamment accueillantes. Les conversations reprennent, les plaisanteries fusent et les bouteilles d'eau circulent.
La montagne a ses règles et ses caprices. Aujourd'hui, elle nous rappelle simplement qu'ici, c'est elle qui fixe le rythme.
Patience... patience...
Un rapide coup d'œil à nos montres suffit à mesurer l'ampleur du défi. Il est à peine 16 h 30.
Pas d'autre choix que de composer avec le temps. Les moteurs se taisent, les casques tombent et chacun cherche un coin d'ombre, souvent du côté des camions dont les silhouettes deviennent soudain étonnamment accueillantes. Les conversations reprennent, les plaisanteries fusent et les bouteilles d'eau circulent.
La montagne a ses règles et ses caprices. Aujourd'hui, elle nous rappelle simplement qu'ici, c'est elle qui fixe le rythme.
Patience... patience...
17:30 !
Enfin, nous repartons sur un rythme de sénateur pour enfin retrouver notre camp de base de Saint-Crépin après une nouvelle étape riche en kilomètres et en émotions. L’heure est déjà trop avancée pour profiter de la piscine, mais une douche bien méritée vient heureusement délasser les corps et atténuer les courbatures accumulées au fil des cols. Enfin... en grande partie !
Enfin, nous repartons sur un rythme de sénateur pour enfin retrouver notre camp de base de Saint-Crépin après une nouvelle étape riche en kilomètres et en émotions. L’heure est déjà trop avancée pour profiter de la piscine, mais une douche bien méritée vient heureusement délasser les corps et atténuer les courbatures accumulées au fil des cols. Enfin... en grande partie !
Quelques instants plus tard, l’apéritif rassemble la troupe et les langues se délient au rythme des anecdotes du jour. Puis vient l’heure de rejoindre la Taverne de Papy, une adresse conviviale nichée au cœur du village, où nous attend le dîner.
Le trajet jusqu'au restaurant donne lieu à une organisation toute particulière : les hommes s’y rendront à pied, tandis que les filles, soucieuses de préserver leurs forces sans doute, choisiront... la moto ! Une répartition des rôles qui ne manquera pas d'alimenter les conversations autour de la table.
Le dîner est servi !












